mercredi 2 octobre 2013

Tes yeux

Derrière les barreaux de ta cage
Tes yeux l'ont maudit
Pour t'avoir volé ton visage
Et laissé seule dans la nuit

Et puis les larmes sont venues
Pour les laver de ce non dit
Inextinguibles elles continuent
A t'entraîner dans l'oubli

Alors un ange apparut
Qui te sauva du naufrage
Et tu t'enfuis vers le large
Dans ses grands bras tenue

Dès lors tes yeux percent
Là où les hommes ne voient que néant
Et toi tu n'as de cesse
De t'y tenir tendrement

Et devenir ange toi aussi
Pour bercer ceux que la vie blesse
Au cœur de leurs nuits

mardi 24 septembre 2013

Le coucou

Sur sa petite branche d'arbre
Il chante à mi-voix
Pour enlever mon chagrin
Que j'ai eu dans le jardin

Il vient avec moi cueillir
La fleur qui va me faire grandir
Car je me suis enveloppée
De son cœur de tranquillité

                                   Sahra, 9 ans

vendredi 16 août 2013

C'est

Ce n'est pas seulement le ressentir
C'est aussi l'être

Ce n'est pas seulement l'apparaître
C'est aussi le devenir

Ce n'est pas seulement le dire
C'est aussi le faire

Ce n'est pas seulement le parfaire
C'est aussi le tenir

Ce n'est pas seulement le comprendre
C'est aussi le savoir

Ce n'est pas seulement l'apprendre
C'est aussi le percevoir

Ce n'est pas seulement le penser
C'est aussi le vivre

Ce n'est pas seulement l'aimer
C'est aussi le suivre

Ce n'est pas seulement le vouloir
C'est ne pouvoir faire autrement

Ce n'est pas seulement l'entrevoir
C'est s'y trouver maintenant

Ce n'est pas seulement le découvrir
C'est ne jamais en revenir

lundi 8 juillet 2013

Presque silencieux

Squatting in the cave
looking at the cold ember,
"Where did the fire go?" he asked
"What will replace it?" he asked,
not noticing  the ash
and the leaves outside
and the sea (far away)
are stirred by
an almost silent breath.

                                                Birrell Walsh


Accroupi dans la grotte
Il regarde la braise froide
-Où est passé le feu ? demande-t-il
-Par quoi le remplacer ? demande-t-il
sans remarquer que la cendre
et les feuilles, dehors
et la mer (au loin)
sont remuées

par un souffle presque silencieux



mercredi 3 juillet 2013

Les yeux ouverts

Mon refuge est un temple de pierre
Un solide rocher

Les mots sacrés sont la lumière
Qui s'imprime sur le papier

Et l'amour est ce divin mystère
Qui en toi vient s'incarner

Mais si je prends ce temple pour l'éternité
Le refuge devient prison
Et la pierre n'est que dureté

Mais si je prends ces mots pour la vérité
La lumière se mue en obscurité
Et je perds la raison

Et si je te prends pour la divinité
L'amour n'est plus qu'une illusion
Où je me perds

Ami restons
Dans la félicité
Les yeux ouverts

samedi 1 juin 2013

Il faut...

"Il faut que le noir s'accentue pour que la première étoile apparaisse."

Christian Bobin
l'homme -joie