En ce lieu de
félicité
tous les
êtres
-tous-
sont
rassemblés
Là où je suis
je n’y vois
que ton ombre
Tu y es toi
aussi
mais tu ne le
sais
Le savoir est
juste ce qui te manque
pour t’y
retrouver
Et les
questions s’enchaînent à la ronde
-comment
te l’enseigner ?
Mais je ne le
sais
Je voudrais
tant voir ton visage
sortir de l’obscurité
Alors j’appelle
la divinité
je la gronde
pourquoi ne
vient-elle pas vers toi
de l’autre
côté ?
Tu es si
petite
si tremblante
si hagarde
si pâle
si frêle
impuissante
elle devrait
aller vers toi en premier
Et puis…
je vois que
je me trompe
Ces grandes
choses
-et ces
petites-
que tu ne
fais pas
la divinité n’y
aide pas
Tu n’as pas
besoin d’elle pour cela
mais elle
elle a besoin
de toi
pour se
manifester là où on ne
la voit pas
Et en faisant
ce que tu fais
dans ton
ignorance
-vivre, juste
vivre
là
maintenant
simplement
telle que tu
es-
tu fais
exactement ce qu’elle
ferait