Quand la douleur te terrasse et que tu ne peux plus Ecoute ce qu'elle te dit !
Le plus profond des amours Le plus beau des métiers La plus noble des aspirations Si tu t'y accroches n'est rien d'autre qu'une prison Car l'essentiel le voici ! Maintenant Ici Le plus grand des sages ne vaut pas mieux que la plus petite des fourmis Le bienfait du plus célèbre des hommes ne surpasse pas celui du plus anonyme Et la divinité en son ciel n'a pas plus de vertus que toi A rien ni à personne le malheur n'est bon Alors quand la douleur te terrasse et que tu ne peux plus si tu veux guérir Aussi respectable soit-elle quitte ta prison !
Tu l'as su bien avant de le savoir quand les mots n'étaient encore que touchers, écrasements, résonnances, obscurcissements, courants, vrillements, déchirures, glaciations -empreintes sourdes et vibrantes du monde où tu avais pris naissance, corps de ce corps qui deviendrait le tien, à son image.
Et tu n'avais pour le savoir que cet esprit nu ce pur étonnement inconscient de lui-même et qui, pour se faire connaître, un jour dirait "je".
Là où tu grandissais, la lumière et l'obscurité divisées s'ignoraient l'une l'autre.
Ici, la gravité que tu portais en toi -ce témoin du côté sombre- restait incomprise
Car ceux qui depuis toujours vivaient dans la lumière ne pouvaient concevoir un noir si noir.
Là-bas, la chaleur qui émanait de toi -ce souvenir ensoleillé- restait imperçue
Car les sens atrophiés de ceux qui résidaient dans le froid ne pouvaient l'éprouver.
De l'une à l'autre, de l'autre à l'une, tandis qu'à chaque instant, tu désapprenais à exister en tentant de ne pas être pas vivante, le cœur ouvert à un ciel inconnu, à ton insu -et parce que tu n'avais d'autre choix- tu empruntais en tâtonnant ces sentiers écartés -loin des usages communs- où cheminent de tous temps et venus de tous lieux les simples amoureux du divin.
L'un des poèmes publiés ici a remporté une mention d'excellence au concours littéraire du CEPAL, que vous pourrez retrouver, avec ceux de tous les lauréats du concours, dans l'anthologie prochainement publiée par les Editions de l'Orchidée. http://www.le-cepal.com/ Et toujours, des parutions dans les Anthologies Poétiques de Flammes Vives (2015, tome 1 et tome 3) http://www.flammesvives.com/
Le soleil brille sur le monde mais je marche dans l'ombre triste de ton aveuglement
Dans ta fuite tu m'y as abandonnée
Quand nos regards se rencontrent perçant à travers le mur de la distance et de l'oubli alors tu me fais signe de ta présence
Mais tu ne veux pas être là
A la souffrance du souvenir tu préfères la torpeur de l'obscurité
Longtemps j'ai tenté de lever le voile dont tu avais recouvert l'histoire où ton coeur est resté accroché
Et qu'il trouve la liberté
Mais c'était ouvrir une porte vers une terre de toi inconnue et ma voix n'était jamais assez juste pour te la chanter et ma main n'était jamais assez adroite pour te la dessiner et mes mots étaient toujours impuissants à te la décrire
Car tes yeux -fixés sur l'issue familière du semblant- ne peuvent la voir
De ne savoir les en détacher tu meurs lentement
Le soleil brille sur le monde et tandis qu'ainsi tu me quittes je marche sous la pluie des larmes de leur aveuglement
Des mots. Des milliards de mots. Des poèmes. Des millions de poèmes. Des milliers de millions de poèmes. Des milliers de milliards de mots. Magnifiques.
Si beaux que leur cœur finit par se perdre dans leur beauté
Leur éclatante beauté.
Et le sens ? ...éclaté...
Des mots pour les mots la beauté des mots en guise de sens la vie comme prétexte