Un jour
un si beau jour
une fille m'est née
Je me suis demandée
mais qui est-elle ?
De le découvrir
je me suis réjouie
Et je lui ai dit
bonjour
Et les jours passaient
qui m'apprenaient
un peu plus toujours
qui elle était
Et cela
que je découvrais
d'elle
c'était une merveille
Ainsi
j'ai appris
sa façon de rire
de pleurer
de colèrer
de tout son cœur
-cette naturelle ardeur
J'ai appris
qu'elle ne faisait pas
dans la dentelle
ce qu'elle faisait
ce qu'elle disait
ce qu'elle pensait
elle le faisait
elle le disait
elle le pensait
sans faire sa belle
Et elle était si belle
comme ça
C'était bien elle
et j'ai aimé
qu'elle soit telle
Alors je prie
pour que jamais
elle ne croit
qu'elle n'est pas belle
parce qu'elle est comme ça
qu'aucun
vilain
jamais
ne la persuadera
qu'elle devrait ne pas être telle
ne pas être celle-là
qu'elle est
Celle que j'aime telle quelle
et qu'autrement
qu'une maman
on aimera
parce qu'elle
est elle
A ma fille, pour ses 27 ans
lundi 21 janvier 2019
vendredi 11 janvier 2019
Prends ta vieillesse
Prends ta vieillesse
Comme un cadeau
Et porte-là
Comme on porte un drapeau
Prends ta vieillesse
Fais-là flamber
Ne sois jamais
Désabusé
Prends ta vieillesse
Fais-lui l'amour
Fais-la vibrer
Fais-là vivre au grand jour
Prends ta vieillesse
Pour le meilleur
Comme une ivresse
Prends ta vieillesse
Ne te dis pas
Ça sert à quoi
Prends chaque instant
Au coeur du temps
Tu te construits
Tu t'enrichis
Et ta vieillesse
Chante la vie
Moi je la serre
Comme on serre un trésor
Sous ses baisers
Ses jours ses nuits
Je suis toujours
Plus que ravi !
Moi ma vieillesse
À bras le corps
Moi je la serre
Comme on serre un trésor
Je veux jouer
À m'éblouir
Et je vieillis
Riche en plaisirs
Ne te dis pas
Ça sert à quoi
Comme une ivresse
Prends ta vieillesse
André Bonafos
d'après la chanson de Charles Dumont, Prends ta jeunesse
tiré du recueil, Malinement (Autoédition, 2017)
Contact: andre.bonafos@wanadoo.fr
mercredi 9 janvier 2019
Sans savoir
Je cherche
ce recoin
de mon âme
libre des souvenirs
désormais clos
sans devenir,
ce morceau
de mon cœur
qui a un avenir,
cet élan de bonheur
sans tache
insoumis
Mais rien
de ce qu'aujourd'hui
je vois
je sens
j'entends
n'est sans lien
avec hier
et le présent
que je ne peux fuir
sans aveuglement
me ramène en enfer,
me cache
-voilà le drame-
ce qu'autrement
pourrait être demain
Et la tendresse
logée en mon sein,
que personne ne m'a donnée
et qui pourtant s'y tient
se retient
devenue pauvresse
quand
le pourquoi de ma destinée
se cherche
dans un monde qui n'en veut aucun,
quand le savoir se croit certain
ce recoin
de mon âme
libre des souvenirs
désormais clos
sans devenir,
ce morceau
de mon cœur
qui a un avenir,
cet élan de bonheur
sans tache
insoumis
Mais rien
de ce qu'aujourd'hui
je vois
je sens
j'entends
n'est sans lien
avec hier
et le présent
que je ne peux fuir
sans aveuglement
me ramène en enfer,
me cache
-voilà le drame-
ce qu'autrement
pourrait être demain
Et la tendresse
logée en mon sein,
que personne ne m'a donnée
et qui pourtant s'y tient
se retient
devenue pauvresse
quand
le pourquoi de ma destinée
se cherche
dans un monde qui n'en veut aucun,
quand le savoir se croit certain
mercredi 7 novembre 2018
L'enfant bousculé
Enfant bousculé, manipulé dans ton enfance
Adulte endormi par la dureté de la vie
Avons-nous, tout de même, droit à une dernière chance
Pour tout reconstruire à partir d’aujourd’hui
Dans un même rire sans aucune vie
Des machines identiques sans aucun espritEndormis à jamais dans un profond sommeil
Sans cesse l’on rêve d’un précieux soleil
Les jours se répètent inlassablement
On marche, à jamais, dans le même mouvement
On marche, on attend un nouveau lendemain
On marche, on attend mais en vainEnfant bousculé, manipulé dans ton enfance
Il est l’heure, maintenant, prépare ta renaissance
Adulte endormi par la dureté de la vie
Il est l’heure, maintenant, profite de la vie
Sahra Mas, 15 ans
dimanche 21 octobre 2018
Pas sans les mots
Parfois
les mots
ne viennent pas.
Ils ne viennent pas
là
où ils sont en attente.
Ils ne viennent pas
parce que cela
qui veut se faire entendre
on n'en veut pas
on n'en a rien à faire.
Alors ils restent là
en silence
ils patientent
ils n'osent
Ces mots-là
sont pourtant des mots tendres.
Un doux sourire de l'au-delà.
Cet au-delà des choses
dont on croit
qu'on nous les doit
qu'on peut en faire
n'importe quoi
qu'elles sont sans importance
qu'elles sont à soi.
Les mots ne viennent pas
pour le dire
mais sans eux
rien n'éclot
de ce qui se cache derrière
eux.
les mots
ne viennent pas.
Ils ne viennent pas
là
où ils sont en attente.
Ils ne viennent pas
parce que cela
qui veut se faire entendre
on n'en veut pas
on n'en a rien à faire.
Alors ils restent là
en silence
ils patientent
ils n'osent
Ces mots-là
sont pourtant des mots tendres.
Un doux sourire de l'au-delà.
Cet au-delà des choses
dont on croit
qu'on nous les doit
qu'on peut en faire
n'importe quoi
qu'elles sont sans importance
qu'elles sont à soi.
Les mots ne viennent pas
pour le dire
mais sans eux
rien n'éclot
de ce qui se cache derrière
eux.
mardi 9 octobre 2018
Vais-je pouvoir
Aimer
Aimer l'immanence
de ta présence
Me laisser l'aimer
aussi fort
que je l'aimais
manifestée dans ce corps
qui se représente
à ma mémoire
Vais-je pouvoir
me laisser
l'aimer
Me laisser l'aimer
sans que mon cœur
en soit brisé
sans la douleur
de le savoir
que ton corps n'est plus
que cendres
A cet amour nu
être consentante
sans plus rien attendre
de ce qui fût
Simplement
t'aimer
T'aimer
comme jamais
je ne l'ai su
T'aimer vraiment
Aimer l'immanence
de ta présence
Me laisser l'aimer
aussi fort
que je l'aimais
manifestée dans ce corps
qui se représente
à ma mémoire
Vais-je pouvoir
me laisser
l'aimer
Me laisser l'aimer
sans que mon cœur
en soit brisé
sans la douleur
de le savoir
que ton corps n'est plus
que cendres
A cet amour nu
être consentante
sans plus rien attendre
de ce qui fût
Simplement
t'aimer
T'aimer
comme jamais
je ne l'ai su
T'aimer vraiment
mercredi 3 octobre 2018
Poète !
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