mercredi 3 février 2021

mercredi 20 janvier 2021

Un rayon de lune

La chaleur de ta main sur la mienne.

Un rayon de lune qui réunit sous sa lumière les êtres seuls dans la nuit.

Quand il se pose sur nous,
avec tous je revis.



lundi 14 décembre 2020

Publications

Deux nouvelles publications poétiques en cette fin d'année:


-Dans le Florilège 2020 de la Société des Auteurs et poètes de la Francophonie
                       https://poetes-francophonie.com/ 
      
-Dans le no 37 de la revue Rose des Temps
 

Au loin, la liberté

 





jeudi 3 décembre 2020

Iris

 L’IRIS SAUVAGE

Au bout de ma douleur
il y avait une porte.
Écoute-moi bien : ce que tu appelles la mort,
je m’en souviens.
En haut, des bruits, le bruissement des branches de pin.
Puis plus rien. Le soleil pâle
vacilla sur la surface sèche.
C’est une chose terrible que de survivre
comme conscience
enterrée dans la terre sombre.
Puis ce fut terminé : ce que tu crains, être
une âme et incapable
de parler prenant brutalement fin, la terre raide
pliant un peu. Et ce que je crus être
des oiseaux sautillant dans les petits arbustes.
Toi qui ne te souviens pas
du passage depuis l’autre monde
je te dis que je pouvais de nouveau parler : tout ce qui
revient de l’oubli revient
pour trouver une voix :

 

du centre de ma vie surgit
une grande fontaine, ombres
bleu foncé sur eau marine azurée.

                                 Louise Glück, Prix Nobel de Littérature 2020

mercredi 11 novembre 2020

Anesthésie (2)

Dans le silence qui soudain s'élève
des brumes où je me suis endormie

puis-je encore reconnaître la voix
du souvenir qui revient

habiter ce pays de neige
si blanc, si froid, si lointain

que la solitude obligée me contraint
à contempler encore, encore et sans fin

tout autour de moi

lundi 21 septembre 2020

Il faut le dire

L'amant de la mort
t'a coupé la parole

Car ce qu'il veut
ce ne sont pas des mots
mais des corps

Des corps à compter
dans ses rapports

Des chiffrent qui prouvent
qu'il est le plus fort
que seul lui peut
qu'il a raison
les autres ont tort
ils sont nuls

Il veut que la vie
ça rapporte gros

Que ça lui rapporte
à lui

Alors les mots
peu importe

Il prend ce qu'il trouve

Il faut que ça colle
avec ses calculs
que ça se voit
que rien ne circule
qu'il n'ait pas commandé
ni permis

L'amant de la mort
tu le sais 
à ton cœur défendant
jamais ne s'endort
avant d'avoir parfait
ses astuces

Il bricole
il ment

De ses filets n'échappe
pas une puce

C'est un tueur
qui s'ignore
il dérape

De l'amour
il s'en tape

Il ne tient 
qu'à ta douleur
et quand pour toi 
c'est l'horreur
lui
il est bien

Mais le pire
il faut le dire
quand il meurt
de ton âme
triste sort 
il ne reste plus rien
il a tout pris
sans en payer le prix

C'est un drame

C'est pourquoi
il faut le fuir.