jeudi 19 janvier 2023

Les yeux de ton âme

Dans le champ de ton regard
le soleil s'est éteint

Et les yeux de la mémoire
écarquillés ne voient plus rien

Eblouis par la noirceur
de l'éclair qui l'a transpercé

Quand les coups t'ont appris la douleur
là où le mots auraient dû la nommer

Et les pupilles de ton âme
n'en voient plus clairement que la nuit

Mais c'est ici que renaît la flamme
de cette lumière qui seule la guérit

mercredi 4 janvier 2023

Nouvelle parution

 Nouvelle parution dans la revue 
Rose des Temps no 44 sur le thème, De la musique avant toute chose.

Association Parole & Poésie

mardi 1 novembre 2022

Comme l'arc tendu

Au pays de la terreur
les souvenirs ont gelé
et les mots face à l'horreur
impuissants se sont défilés

Le bruissement de la douceur
aux frissons glacés se confond
et la caresse du bonheur
à la froideur des tréfonds

L'amour qui chaudement enveloppait
le mouvement habité de la vie
dans la douleur brutalement s'est défait
emmêlé d'une colère infinie

Et la tristesse si tendrement humaine
qui lave le sang des âmes blessées
dans la violence ici souveraine
soudainement s'est pétrifiée

Et la menace qui au présent sidère
dans la mort qu'elle vient annoncer
brouille l'élan d'un désir qui se perd
dans le vide qu'il ne peut dessiner

Et le temps arrêté s'exaspère
dans un passé où l'avenir se noie
et le sourire du lendemain se terre
dans un ailleurs où le rêve se broie

Et la prière qui jaillit en plein cœur
de l'espoir sans cesses anéanti
ne sait à qui adresser sa ferveur
hommes et dieux ont déserté son lit

De la paix il n'est plus rien que l'ombre
dans le refuge de l'oubli
et du repos un sommeil qui sombre
dans les brumes que la peur a noirci

Le couperet meurtrier de l'absence
a banni la mémoire du soleil
qui appelle au matin la naissance
de ce regard qui s'émerveille

Ce regard soyeux qui se pose
sur un autre à nul autre pareil
ce regard qui fait fleurir la rose
promise à l'instant de l'éveil

Et quand l'esprit brisé s'enfonce
dans l'indicible de sa nuit
à la place de sa claire réponse
il n'est plus rien qu'un corps ébahi

Un corps qui se tend
qui se tord
un corps qui se rend
à la mort

Et que la vie en lui défend
comme l'arc tendu rappelle
qu'elle n'est jamais rendue au néant
qu'en lui aussi les mots sont éternels

dimanche 11 septembre 2022

Dernier recueil


 



Parution le 13 octobre

jeudi 16 décembre 2021

Soupire !

Quand la tendresse première a manqué
dans le temps révolu de l'enfance
Dis-moi
Dis-moi comment tenir
sur ses deux pieds

Quand le corps au présent vacille
sous un fardeau trop lourd à porter
Dis-moi
dis-moi comment tenir
sans la béquille du passé

Quand les promesses de l'avenir
n'ont pas guéri l'ancienne blessure
Dis-moi
dis-moi comment tenir
en boitillant sur le souvenir

Quand le souffle encore s'épuise
dans ce douloureux balancement
Dis-moi
dis-moi comment nourrir
le chant joyeux du lendemain

Marcher ainsi il n'y a rien de pire
mais il est un tout autre chemin
Je te le dis
je te le dis, soupire !
S' asseoir ici dans le moment qui tremble
et contempler le firmament


lundi 13 décembre 2021

jeudi 11 novembre 2021

Sous le duvet

Soudain
le ciel s'est obscurci

Il n'y avait plus
que la terre

Et la terre sans le ciel
c'est l'enfer

Soudain
les mots n'ont plus rien dit

Il n'y avait plus
que des corps

Et un corps sans le dire
c'est la mort

Sous le duvet
qui laissait croire
qu'on en avait perdu la mémoire
une étincelle

Celle de la vie vraie
qui
même quand elle ne voit pas le ciel
le dit