Les souvenirs se pressent
à la porte
Vite, vite !
Laisse-les entrer
Et ouvre la fenêtre
Sois tranquille...
Ils ne font que passer
Les souvenirs se pressent
à la porte
Ne ferme pas à clef
Tiens-là plutôt grande ouverte
sinon
ils vont s'accumuler
et bientôt ta mémoire sera morte
Les souvenirs se pressent
à la porte
les doux
les cruels
les beaux
les laids
-ce masque dont ils sont affublés-
Surtout ne crains pas qu'ils te blessent
Hier ne fût tel
qu'aujourd'hui tu le crois
Les souvenirs se pressent
à la porte
ce temps que tu n'as pas vu passer
Ne le pleure pas
le voilà
il revient
pour que tu puisses enfin
l'habiter
Les souvenirs se pressent
à la porte
Vas-y !
Maintenant !
Ouvre-la !
Le soleil brille à la fenêtre
Ils s'en iront transfigurés
jeudi 25 septembre 2014
mercredi 18 juin 2014
Who
You ! Tell me then:
But who are you ?
I’ve never seen
Someone like you
Who looks at me ?
I don’t know you
And I don’t know
But who is who
And I wonder
If “who” is true
You look at me
But who am I ?
I look at you
But who am I ?
You look at me
Looking at you
We don’t know why
But who is “I” ?
But who are you ?
I’ve never seen
Someone like you
You ! Tell me then:
But who are you Who looks at me ?
I don’t know you
You look at me
I look at youAnd I don’t know
But who is who
You look at me
I look at youAnd I wonder
If “who” is true
I look at you
I don’t know whyYou look at me
But who am I ?
You look at me
I don’t know whyI look at you
But who am I ?
I look at you
Looking at me,You look at me
Looking at you
We don’t know why
But who is “I” ?
mardi 3 juin 2014
Quelques nouvelles
Chers lecteurs,
Quelques uns des poèmes publiés ici l'ont été également ailleurs durant ces derniers mois.
Vous pourrez ainsi trouver la traduction anglaise de l'un d'eux, par Birrell Walsh, dans Ligmincha Europe Magazine, numéro 9
http://issuu.com/bongaruda/docs/9_ligmincha_europe_magazine
D'autres ont été publiés dans les Anthologies Poétiques de Flammes Vives 2013 (tome 3) et 2014 (tome 1)
http://www.flammesvives.com/
Deux autres encore ont reçu le diplôme d'honneur du Concours Littéraire Regards 2014, Prix du Présent Jour
http://www.regards.asso.fr/
Et que vive la poésie !
Quelques uns des poèmes publiés ici l'ont été également ailleurs durant ces derniers mois.
Vous pourrez ainsi trouver la traduction anglaise de l'un d'eux, par Birrell Walsh, dans Ligmincha Europe Magazine, numéro 9
http://issuu.com/bongaruda/docs/9_ligmincha_europe_magazine
D'autres ont été publiés dans les Anthologies Poétiques de Flammes Vives 2013 (tome 3) et 2014 (tome 1)
http://www.flammesvives.com/
Deux autres encore ont reçu le diplôme d'honneur du Concours Littéraire Regards 2014, Prix du Présent Jour
http://www.regards.asso.fr/
Et que vive la poésie !
lundi 12 mai 2014
Et si
Et si tu mourais maintenant
La vie serait encore cet instant
Et ce qui loin du ciel te retient
C'est de sans cesses penser à demain
Et cela qui te fait souffrir
C'est de croire que la vie peut finir
C'est de t'imaginer le néant
Là où il n'y a que changement
C'est de regarder en arrière
Et de penser que tu le perds
Ce corps que tu n'as jamais eu
Cet être que jamais tu ne fus
C'est de vouloir des lendemains
Ressemblant à ces clairs matins
Que tu crois être ceux d'hier
Mais c'est en toi qu'est la lumière
Hier ou demain ô mon amour
En cet instant et pour toujours
Je te connais sous tes atours
La vie serait encore cet instant
Et ce qui loin du ciel te retient
C'est de sans cesses penser à demain
Et cela qui te fait souffrir
C'est de croire que la vie peut finir
C'est de t'imaginer le néant
Là où il n'y a que changement
C'est de regarder en arrière
Et de penser que tu le perds
Ce corps que tu n'as jamais eu
Cet être que jamais tu ne fus
C'est de vouloir des lendemains
Ressemblant à ces clairs matins
Que tu crois être ceux d'hier
Mais c'est en toi qu'est la lumière
Hier ou demain ô mon amour
En cet instant et pour toujours
Je te connais sous tes atours
mardi 14 janvier 2014
L'adieu
Je ne l'ai pas reconnue tout de suite
tant son masque m'était familier
L'absence de cette étincelle qui vous tire du lit au réveil
La flamme qui s'allume quand le soleil brille
vacille au gré des événements
et s'éteint quand la nuit tombe
La voix de l'ami qui s'est tue en vous
Et puis
devant la souffrance encore une fois revenue
cet imperceptible mouvement de l'âme
en quelques sortes anodin
ce recul qui prend voix
-Non, je ne veux pas de la vie.
Longtemps
chaque fois qu'il s'était manifesté
je l'avais accompagné dans la solitude
avec détermination
sans le lâcher d'une semelle
jusqu'à qu'il finisse par s'y dissoudre.
Cette présence attentive m'avait gardée du pire
Lui donner raison
L'habiller d'une brillante armure de mots
et devenir son soldat
Arborer les couleurs du désespoir
et porter son étendard.
Et maintenant que le ciel riait
et que le rêve avait la même clarté
je croyais le travail achevé.
Enfin
j'allais pouvoir me coucher dans le pré en fleurs
et me reposer
Alors seulement
elle m'est apparue.
C'est que
sans le savoir
je l'avais traquée jusque dans ses derniers retranchements
au plus profond du sommeil
Là où l'on pense
si faussement
que rien ne se trame
ni guerre, ni paix
Dans l'illusion de la tranquillité d'un illusoire néant.
Elle était là, la haine
Une violence en plein cœur
une insulte
une offense glaciale
qui se paraient de vertu.
Elle était là
toute pure
sans motif et sans objet
dénudée de son secret
Il lui avait juste fallu un prétexte
et la souffrance avait fait l'affaire
Celle-là même qu'elle provoquait
En son nom
la vie se voyait claquer la porte au nez comme une dangereuse intruse
L'étau s'était ainsi refermé sur le jardin de la mort
sans autre issue
Pas un mot sur mes lèvres
pas un cri dans ma gorge
pas un gargouillis dans ma poitrine
que le souffle n'avait pas même eu le temps de gonfler
et dont la force toute entière lui était dévolue
Mon corps était ravi
ma parole gelée
mon esprit capté
dans ses terrifiantes visions.
Mais voilà que
dans son dénuement
elle perdit d'un coup toute consistance
Et aussi simplement que cela
elle disparut
me laissant veuve d'un monde terriblement familier
où je ne renaîtrai plus.
tant son masque m'était familier
L'absence de cette étincelle qui vous tire du lit au réveil
La flamme qui s'allume quand le soleil brille
vacille au gré des événements
et s'éteint quand la nuit tombe
La voix de l'ami qui s'est tue en vous
Et puis
devant la souffrance encore une fois revenue
cet imperceptible mouvement de l'âme
en quelques sortes anodin
ce recul qui prend voix
-Non, je ne veux pas de la vie.
Longtemps
chaque fois qu'il s'était manifesté
je l'avais accompagné dans la solitude
avec détermination
sans le lâcher d'une semelle
jusqu'à qu'il finisse par s'y dissoudre.
Cette présence attentive m'avait gardée du pire
Lui donner raison
L'habiller d'une brillante armure de mots
et devenir son soldat
Arborer les couleurs du désespoir
et porter son étendard.
Et maintenant que le ciel riait
et que le rêve avait la même clarté
je croyais le travail achevé.
Enfin
j'allais pouvoir me coucher dans le pré en fleurs
et me reposer
Alors seulement
elle m'est apparue.
C'est que
sans le savoir
je l'avais traquée jusque dans ses derniers retranchements
au plus profond du sommeil
Là où l'on pense
si faussement
que rien ne se trame
ni guerre, ni paix
Dans l'illusion de la tranquillité d'un illusoire néant.
Elle était là, la haine
Une violence en plein cœur
une insulte
une offense glaciale
qui se paraient de vertu.
Elle était là
toute pure
sans motif et sans objet
dénudée de son secret
Il lui avait juste fallu un prétexte
et la souffrance avait fait l'affaire
Celle-là même qu'elle provoquait
En son nom
la vie se voyait claquer la porte au nez comme une dangereuse intruse
L'étau s'était ainsi refermé sur le jardin de la mort
sans autre issue
Pas un mot sur mes lèvres
pas un cri dans ma gorge
pas un gargouillis dans ma poitrine
que le souffle n'avait pas même eu le temps de gonfler
et dont la force toute entière lui était dévolue
Mon corps était ravi
ma parole gelée
mon esprit capté
dans ses terrifiantes visions.
Mais voilà que
dans son dénuement
elle perdit d'un coup toute consistance
Et aussi simplement que cela
elle disparut
me laissant veuve d'un monde terriblement familier
où je ne renaîtrai plus.
mardi 17 décembre 2013
Un livre
Un livre ouvert
sur une page blanche
où jamais rien ne s'inscrit
N'y parle plus que la lumière
dans l'écrin transparent des mots
Silencieux et doux
comme des flocons de neige
qui nous feraient un chaud manteau
Et pour titre
une fenêtre
découpée délicatement
dans le carton bleu de sa couverture
Son unique ornement
Le plus précieux des ouvrages
mais aussi
le plus savant
sur une page blanche
où jamais rien ne s'inscrit
N'y parle plus que la lumière
dans l'écrin transparent des mots
Silencieux et doux
comme des flocons de neige
qui nous feraient un chaud manteau
Et pour titre
une fenêtre
découpée délicatement
dans le carton bleu de sa couverture
Son unique ornement
Le plus précieux des ouvrages
mais aussi
le plus savant
jeudi 5 décembre 2013
Des catacombes
Mon travail
ce matin
s'est révélé pour ce qu'il devait être.
Rien qui ne se montre
rien qui ne se paye
rien qui ne s'admire
rien qui ne s'échange
Rien que l'on appelle quelque chose.
Juste ouvrir une petite porte à la lumière,
dans le vide.
La laisser occuper l'espace de la désolation
là où le ravage a fait son œuvre.
Rien n'y a résisté.
La haine a détruit sur son passage
jusqu'au plus infime débris de ce qui fût.
Pas même un décombre.
Et la vie s'est tapie dans les catacombes
pour ne pas l'attiser.
Et puis
ayant tout consumé,
la haine s'est consumée elle-même.
Alors le voile s'est déchiré
celui qui imitait la lumière
semblant de réalité.
Nul ne verra la lumière
s'il n'a jamais vu l'ombre
qu'il lui faut traverser.
Et ce ne sont qu'images
et ce ne sont que mots
quand le premier ouvrage
ne s'est pas défilé.
Celui qui se croit terre
celui qui se croit pierre
mais qui est seulement
un joli ornement
que l'enfant a tissé
sur ce tissu fragile.
Oui, il faut du courage
pour ouvrir cette tombe
mise à nu.
Ce caveau où ne repose
ni défunt
ni cadavre
ni squelette
et d'où sortent soudain
tous les fantômes immondes
que son scellement
avaient enfermés.
Ainsi restaient-ils vivants.
Les voilà qui tournoient
effluves grimaçantes
les voilà qui se noient
dans la poussière du vent.
Les voilà disparaissant.
Ils ne sont plus.
Nul ne verra la lumière
qui n'a jamais compté leur nombre.
Celui qu'à chacun
chaque vivant
chaque être
chaque homme
il fut donné de libérer.
Et que du fond de la nuit
cette abysse
leur prison enfin vide
elle jaillisse.
En myriades d'étincelles légères
en faisceaux de doux rayons
en éclairages paisibles
en tendres illuminations.
ce matin
s'est révélé pour ce qu'il devait être.
Rien qui ne se montre
rien qui ne se paye
rien qui ne s'admire
rien qui ne s'échange
Rien que l'on appelle quelque chose.
Juste ouvrir une petite porte à la lumière,
dans le vide.
La laisser occuper l'espace de la désolation
là où le ravage a fait son œuvre.
Rien n'y a résisté.
La haine a détruit sur son passage
jusqu'au plus infime débris de ce qui fût.
Pas même un décombre.
Et la vie s'est tapie dans les catacombes
pour ne pas l'attiser.
Et puis
ayant tout consumé,
la haine s'est consumée elle-même.
Alors le voile s'est déchiré
celui qui imitait la lumière
semblant de réalité.
Nul ne verra la lumière
s'il n'a jamais vu l'ombre
qu'il lui faut traverser.
Et ce ne sont qu'images
et ce ne sont que mots
quand le premier ouvrage
ne s'est pas défilé.
Celui qui se croit terre
celui qui se croit pierre
mais qui est seulement
un joli ornement
que l'enfant a tissé
sur ce tissu fragile.
Oui, il faut du courage
pour ouvrir cette tombe
mise à nu.
Ce caveau où ne repose
ni défunt
ni cadavre
ni squelette
et d'où sortent soudain
tous les fantômes immondes
que son scellement
avaient enfermés.
Ainsi restaient-ils vivants.
Les voilà qui tournoient
effluves grimaçantes
les voilà qui se noient
dans la poussière du vent.
Les voilà disparaissant.
Ils ne sont plus.
Nul ne verra la lumière
qui n'a jamais compté leur nombre.
Celui qu'à chacun
chaque vivant
chaque être
chaque homme
il fut donné de libérer.
Et que du fond de la nuit
cette abysse
leur prison enfin vide
elle jaillisse.
En myriades d'étincelles légères
en faisceaux de doux rayons
en éclairages paisibles
en tendres illuminations.
Inscription à :
Articles (Atom)