Le soleil brille sur le monde
mais je marche dans l'ombre triste
de ton aveuglement
Dans ta fuite
tu m'y as abandonnée
Quand nos regards se rencontrent
perçant à travers le mur de la distance et de l'oubli
alors
tu me fais signe de ta présence
Mais tu ne veux pas être là
A la souffrance du souvenir
tu préfères la torpeur de l'obscurité
Longtemps
j'ai tenté de lever le voile
dont tu avais recouvert l'histoire
où ton coeur est resté accroché
Et qu'il trouve la liberté
Mais c'était ouvrir une porte
vers une terre
de toi inconnue
et ma voix n'était jamais assez juste
pour te la chanter
et ma main n'était jamais assez adroite
pour te la dessiner
et mes mots étaient toujours impuissants
à te la décrire
Car tes yeux
-fixés sur l'issue familière du semblant-
ne peuvent la voir
De ne savoir les en détacher
tu meurs lentement
Le soleil brille sur le monde
et tandis qu'ainsi
tu me quittes
je marche sous la pluie des larmes
de leur aveuglement
mercredi 22 juillet 2015
mardi 31 mars 2015
Mot pour mot
Des mots.
Des milliards de mots.
Des poèmes.
Des millions de poèmes.
Des milliers de millions de poèmes.
Des milliers de milliards de mots.
Magnifiques.
Si beaux
que leur cœur finit par se perdre dans leur beauté
Leur éclatante beauté.
Et le sens ?
...éclaté...
Des mots pour les mots
la beauté des mots en guise de sens
la vie comme prétexte
Et meurt la poésie
Des milliards de mots.
Des poèmes.
Des millions de poèmes.
Des milliers de millions de poèmes.
Des milliers de milliards de mots.
Magnifiques.
Si beaux
que leur cœur finit par se perdre dans leur beauté
Leur éclatante beauté.
Et le sens ?
...éclaté...
Des mots pour les mots
la beauté des mots en guise de sens
la vie comme prétexte
Et meurt la poésie
mercredi 11 mars 2015
vendredi 6 mars 2015
The only present
For some the only present
they can present is to be present
even from afar,
and they fear they are not giving
but they are.
Birrell Walsh
dimanche 15 février 2015
Une pièce vide
Une pièce vide
La colère
puis la tristesse
et après,
l'attente
et ensuite,
le désespoir
l'ont quittée
emportant avec eux tout ce qui s'y trouvait
Le piano et son tabouret
les envolées de notes à travers l'espace
Les livres et le papier
les lettres qui s'enroulaient au bout de ton stylo
La boîte de couleurs
Mais ta vie était là
dans ces menus objets
A son tour
leur souvenir s'efface
et avec lui
les mots qui les nommaient
dont il ne reste plus que la trace
et qui cherchent encore à se dire
dans ce semblant de parole
ces phrases informes
émanant des tréfonds de ton corps
Mais qui donc exigea de toi
un tel renoncement ?
Quel esprit malin te souffla
de les laisser réduire à néant ?
Et quelle divinité donnerait le nom d'amour
à ce sacrifice
sans déchoir du ciel ?
Tu ne tiens pas en joue
celui qui te menace
tu ne noues pas la corde
de celui qui se pend
et tu n'es pas le souffle
qui le garde vivant
La colère
puis la tristesse
et après,
l'attente
et ensuite,
le désespoir
l'ont quittée
emportant avec eux tout ce qui s'y trouvait
Le piano et son tabouret
les envolées de notes à travers l'espace
Les livres et le papier
les lettres qui s'enroulaient au bout de ton stylo
La boîte de couleurs
Mais ta vie était là
dans ces menus objets
A son tour
leur souvenir s'efface
et avec lui
les mots qui les nommaient
dont il ne reste plus que la trace
et qui cherchent encore à se dire
dans ce semblant de parole
ces phrases informes
émanant des tréfonds de ton corps
Mais qui donc exigea de toi
un tel renoncement ?
Quel esprit malin te souffla
de les laisser réduire à néant ?
Et quelle divinité donnerait le nom d'amour
à ce sacrifice
sans déchoir du ciel ?
Tu ne tiens pas en joue
celui qui te menace
tu ne noues pas la corde
de celui qui se pend
et tu n'es pas le souffle
qui le garde vivant
mercredi 28 janvier 2015
Les grandes choses
En ce lieu de
félicité
tous les êtres
-tous-
sont rassemblés
Tu y es toi aussi
mais tu ne le sais
Mais je ne le sais
pourquoi ne vient-elle pas vers toi
de l’autre côté ?
si hagarde
si pâle
si frêle
impuissante
elle devrait aller vers toi en premier
que tu ne fais pas
la divinité n’y aide pas
elle a besoin de toi
pour se manifester là où on ne la voit pas
-vivre, juste vivre
là
maintenant
simplement
telle que tu es-
tu fais exactement ce qu’elle ferait
tous les êtres
-tous-
sont rassemblés
Là où je suis
je n’y vois
que ton ombreTu y es toi aussi
mais tu ne le sais
Le savoir est
juste ce qui te manque
pour t’y
retrouver
Et les
questions s’enchaînent à la ronde
-comment
te l’enseigner ? Mais je ne le sais
Je voudrais
tant voir ton visage
sortir de l’obscurité
Alors j’appelle
la divinité
je la grondepourquoi ne vient-elle pas vers toi
de l’autre côté ?
Tu es si
petite
si tremblantesi hagarde
si pâle
si frêle
impuissante
elle devrait aller vers toi en premier
Et puis…
je vois que
je me trompe
Ces grandes
choses
-et ces
petites-que tu ne fais pas
la divinité n’y aide pas
Tu n’as pas
besoin d’elle pour cela
mais elle elle a besoin de toi
pour se manifester là où on ne la voit pas
Et en faisant
ce que tu fais
dans ton
ignorance -vivre, juste vivre
là
maintenant
simplement
telle que tu es-
tu fais exactement ce qu’elle ferait
jeudi 15 janvier 2015
Viser la lune
"Il faut toujours viser la lune
car même en cas d'échec,
on atterrit dans les étoiles."
Oscar Wilde
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