Quand la douleur te terrasse
et que tu ne peux plus
Ecoute ce qu'elle te dit !
Le plus profond des amours
Le plus beau des métiers
La plus noble des aspirations
Si tu t'y accroches
n'est rien d'autre qu'une prison
Car l'essentiel
le voici !
Maintenant
Ici
Le plus grand des sages
ne vaut pas mieux
que la plus petite des fourmis
Le bienfait du plus célèbre des hommes
ne surpasse pas
celui du plus anonyme
Et la divinité en son ciel
n'a pas plus de vertus
que toi
A rien
ni à personne
le malheur n'est bon
Alors
quand la douleur te terrasse
et que tu ne peux plus
si tu veux guérir
Aussi respectable soit-elle
quitte ta prison !
jeudi 5 novembre 2015
vendredi 16 octobre 2015
Frères humains, ne me dites pas...
Blanche divinité
accueille ma tristesse
et vous
frères humains
ne me parlez pas de la joie
car c'est dans le silence
qu'elle se manifeste
légère
et discrète
A sa fraîche chaleur
irisée de tendresse
son nom même fait offense
brandi comme un flambeau
un devoir
une promesse
que la douleur sait
n'être qu'un porte-à-faux
Blanche divinité
réveille sa lueur
et vous frères humains
dites-moi seulement
que vous comprenez ma détresse
et plutôt qu'un autel
offrez-moi un repas
-ce que vous faites si bien-
Tendez-moi simplement votre main
accueille ma tristesse
et vous
frères humains
ne me parlez pas de la joie
car c'est dans le silence
qu'elle se manifeste
légère
et discrète
A sa fraîche chaleur
irisée de tendresse
son nom même fait offense
brandi comme un flambeau
un devoir
une promesse
que la douleur sait
n'être qu'un porte-à-faux
Blanche divinité
réveille sa lueur
et vous frères humains
dites-moi seulement
que vous comprenez ma détresse
et plutôt qu'un autel
offrez-moi un repas
-ce que vous faites si bien-
Tendez-moi simplement votre main
jeudi 17 septembre 2015
Retrouvailles
Tu l'as su très tôt.
Tu l'as su bien avant de le savoir
quand les mots n'étaient encore que touchers,
écrasements, résonnances, obscurcissements,
courants, vrillements, déchirures, glaciations
-empreintes sourdes et vibrantes
du monde où tu avais pris naissance,
corps de ce corps qui deviendrait le tien,
à son image.
Et tu n'avais pour le savoir
que cet esprit nu
ce pur étonnement
inconscient de lui-même
et qui,
pour se faire connaître,
un jour
dirait "je".
Là où tu grandissais,
la lumière et l'obscurité
divisées
s'ignoraient l'une l'autre.
Ici,
la gravité que tu portais en toi
-ce témoin du côté sombre-
restait incomprise
Car ceux qui depuis toujours
vivaient dans la lumière
ne pouvaient concevoir
un noir si noir.
Là-bas,
la chaleur qui émanait de toi
-ce souvenir ensoleillé-
restait imperçue
Car les sens atrophiés
de ceux qui résidaient dans le froid
ne pouvaient l'éprouver.
De l'une à l'autre,
de l'autre à l'une,
tandis qu'à chaque instant,
tu désapprenais à exister en tentant de ne pas être pas vivante,
le cœur ouvert à un ciel inconnu,
à ton insu
-et parce que tu n'avais d'autre choix-
tu empruntais en tâtonnant
ces sentiers écartés
-loin des usages communs-
où cheminent
de tous temps
et venus de tous lieux
les simples amoureux du divin.
C'est alors,
enfant,
que je t'ai retrouvée.
Tu l'as su bien avant de le savoir
quand les mots n'étaient encore que touchers,
écrasements, résonnances, obscurcissements,
courants, vrillements, déchirures, glaciations
-empreintes sourdes et vibrantes
du monde où tu avais pris naissance,
corps de ce corps qui deviendrait le tien,
à son image.
Et tu n'avais pour le savoir
que cet esprit nu
ce pur étonnement
inconscient de lui-même
et qui,
pour se faire connaître,
un jour
dirait "je".
Là où tu grandissais,
la lumière et l'obscurité
divisées
s'ignoraient l'une l'autre.
Ici,
la gravité que tu portais en toi
-ce témoin du côté sombre-
restait incomprise
Car ceux qui depuis toujours
vivaient dans la lumière
ne pouvaient concevoir
un noir si noir.
Là-bas,
la chaleur qui émanait de toi
-ce souvenir ensoleillé-
restait imperçue
Car les sens atrophiés
de ceux qui résidaient dans le froid
ne pouvaient l'éprouver.
De l'une à l'autre,
de l'autre à l'une,
tandis qu'à chaque instant,
tu désapprenais à exister en tentant de ne pas être pas vivante,
le cœur ouvert à un ciel inconnu,
à ton insu
-et parce que tu n'avais d'autre choix-
tu empruntais en tâtonnant
ces sentiers écartés
-loin des usages communs-
où cheminent
de tous temps
et venus de tous lieux
les simples amoureux du divin.
C'est alors,
enfant,
que je t'ai retrouvée.
mercredi 16 septembre 2015
Quelques publications
L'un des poèmes publiés ici a remporté une mention d'excellence au concours littéraire du CEPAL, que vous pourrez retrouver, avec ceux de tous les lauréats du concours, dans l'anthologie prochainement publiée par les Editions de l'Orchidée.
http://www.le-cepal.com/
Et toujours, des parutions dans les Anthologies Poétiques de Flammes Vives (2015, tome 1 et tome 3)
http://www.flammesvives.com/
http://www.le-cepal.com/
Et toujours, des parutions dans les Anthologies Poétiques de Flammes Vives (2015, tome 1 et tome 3)
http://www.flammesvives.com/
mercredi 22 juillet 2015
Une ombre triste
Le soleil brille sur le monde
mais je marche dans l'ombre triste
de ton aveuglement
Dans ta fuite
tu m'y as abandonnée
Quand nos regards se rencontrent
perçant à travers le mur de la distance et de l'oubli
alors
tu me fais signe de ta présence
Mais tu ne veux pas être là
A la souffrance du souvenir
tu préfères la torpeur de l'obscurité
Longtemps
j'ai tenté de lever le voile
dont tu avais recouvert l'histoire
où ton coeur est resté accroché
Et qu'il trouve la liberté
Mais c'était ouvrir une porte
vers une terre
de toi inconnue
et ma voix n'était jamais assez juste
pour te la chanter
et ma main n'était jamais assez adroite
pour te la dessiner
et mes mots étaient toujours impuissants
à te la décrire
Car tes yeux
-fixés sur l'issue familière du semblant-
ne peuvent la voir
De ne savoir les en détacher
tu meurs lentement
Le soleil brille sur le monde
et tandis qu'ainsi
tu me quittes
je marche sous la pluie des larmes
de leur aveuglement
mais je marche dans l'ombre triste
de ton aveuglement
Dans ta fuite
tu m'y as abandonnée
Quand nos regards se rencontrent
perçant à travers le mur de la distance et de l'oubli
alors
tu me fais signe de ta présence
Mais tu ne veux pas être là
A la souffrance du souvenir
tu préfères la torpeur de l'obscurité
Longtemps
j'ai tenté de lever le voile
dont tu avais recouvert l'histoire
où ton coeur est resté accroché
Et qu'il trouve la liberté
Mais c'était ouvrir une porte
vers une terre
de toi inconnue
et ma voix n'était jamais assez juste
pour te la chanter
et ma main n'était jamais assez adroite
pour te la dessiner
et mes mots étaient toujours impuissants
à te la décrire
Car tes yeux
-fixés sur l'issue familière du semblant-
ne peuvent la voir
De ne savoir les en détacher
tu meurs lentement
Le soleil brille sur le monde
et tandis qu'ainsi
tu me quittes
je marche sous la pluie des larmes
de leur aveuglement
mardi 31 mars 2015
Mot pour mot
Des mots.
Des milliards de mots.
Des poèmes.
Des millions de poèmes.
Des milliers de millions de poèmes.
Des milliers de milliards de mots.
Magnifiques.
Si beaux
que leur cœur finit par se perdre dans leur beauté
Leur éclatante beauté.
Et le sens ?
...éclaté...
Des mots pour les mots
la beauté des mots en guise de sens
la vie comme prétexte
Et meurt la poésie
Des milliards de mots.
Des poèmes.
Des millions de poèmes.
Des milliers de millions de poèmes.
Des milliers de milliards de mots.
Magnifiques.
Si beaux
que leur cœur finit par se perdre dans leur beauté
Leur éclatante beauté.
Et le sens ?
...éclaté...
Des mots pour les mots
la beauté des mots en guise de sens
la vie comme prétexte
Et meurt la poésie
mercredi 11 mars 2015
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