Ce château de sable que tu construis
le vent le dispersera
tout doucement
ou parfois d'un coup
Les vagues petit à petit l'emporteront
ou parfois en une seule fois
Ou alors quelqu'un marchera dessus
sans le voir
perdu dans ses pensées
Peu importe
plus beau tu le reconstruis
Mais quand vient celui qui se croit maître de la vie
et qu'il le détruit sans merci
avant même qu'il soit fini
à chaque fois
il t'anéantit
Ca ne se comprend pas
Ca ne s'excuse pas
Car ce pour quoi tu es là
ce n'est pas ça
Tu es là pour construire ce château de sable
et puis un autre un peu plus loin
et puis encore un
pour faire ton travail d'être humain
Parce que l'amour te conduit
mercredi 19 juin 2019
dimanche 16 juin 2019
Ce que l'on peut
Pouvoir
ne faire que ce que l'on peut
Ne pas croire
qu'on a le pouvoir
de ce que l'on ne peut
Ne pas faire
ce que l'on ne peut pas
Laisser se défaire
ce que l'on croit savoir
Laisser faire
ce que l'on ne sait pas
ne faire que ce que l'on peut
Ne pas croire
qu'on a le pouvoir
de ce que l'on ne peut
Ne pas faire
ce que l'on ne peut pas
Laisser se défaire
ce que l'on croit savoir
Laisser faire
ce que l'on ne sait pas
samedi 1 juin 2019
Question réponse
A quoi sert un poème
si personne ne le lit
A quoi sert une prière
si Dieu ne l'entend pas
A quoi sert l'amour
s'il ne guérit pas
L'amour ne sert à rien
c'est pour ça qu'il guérit
Une prière ne sert à rien
c'est pour ça que Dieu l'entend
Un poème ne sert à rien
c'est pour ça qu'on le lit
si personne ne le lit
A quoi sert une prière
si Dieu ne l'entend pas
A quoi sert l'amour
s'il ne guérit pas
L'amour ne sert à rien
c'est pour ça qu'il guérit
Une prière ne sert à rien
c'est pour ça que Dieu l'entend
Un poème ne sert à rien
c'est pour ça qu'on le lit
mardi 28 mai 2019
L'oisillon au nid
De la vie
tu ne m'appris que l'horreur
celle d'un corps dépouillé du chant qui la conçut,
ce corps que l'on répare comme les pièces d'un moteur
dans des chambres nickelées où les âmes s'oublient
Et c'est ainsi
ainsi que le monde meurt
d'ignorer bellement ce qui fait sa teneur
le souffle doux
de la voix qui le dit,
ce souffle qui s'entend dans le chuintement des pleurs
rappel de cet amour que si fort tu honnis
sans un remord
Pourtant sous les ombrelles d'un anodin séjour
pour ceux-là qui le couvent comme l'oisillon au nid
malgré tout
il survit
tu ne m'appris que l'horreur
celle d'un corps dépouillé du chant qui la conçut,
ce corps que l'on répare comme les pièces d'un moteur
dans des chambres nickelées où les âmes s'oublient
Et c'est ainsi
ainsi que le monde meurt
d'ignorer bellement ce qui fait sa teneur
le souffle doux
de la voix qui le dit,
ce souffle qui s'entend dans le chuintement des pleurs
rappel de cet amour que si fort tu honnis
sans un remord
Pourtant sous les ombrelles d'un anodin séjour
pour ceux-là qui le couvent comme l'oisillon au nid
malgré tout
il survit
samedi 25 mai 2019
Laisser passer
Laisse aller ta pensée
là où elle veut aller
Ne la retiens pas
Regarde-la passer jusqu'au bout
elle te dira où tu étais
Et la douleur du passé
tu pourras la laisser là
Ne pas l'emporter avec toi
Ne plus la porter en toi
Ne crains pas la frayeur
et pas non plus les pleurs
qu'elle réveillera
C'est ainsi que tu t'éveilleras
à la vie qui sommeille au-delà
A ce qui est à toi
là où elle veut aller
Ne la retiens pas
Regarde-la passer jusqu'au bout
elle te dira où tu étais
Et la douleur du passé
tu pourras la laisser là
Ne pas l'emporter avec toi
Ne plus la porter en toi
Ne crains pas la frayeur
et pas non plus les pleurs
qu'elle réveillera
C'est ainsi que tu t'éveilleras
à la vie qui sommeille au-delà
A ce qui est à toi
mardi 7 mai 2019
Publication
Un nouveau recueil de mes poèmes vient de paraître aux Editions les Poètes Français.
On peut le commander sur le site
http://www.societedespoetesfrancais.eu
Photographie de Sacha Bauer-Schlichtegroll
jeudi 11 avril 2019
Où elle n'est pas
Il est un lieu
où la divinité n'est pas
Ce lieu-là
peut être n'importe où
Ici ou là
Là où
pour d'autres
elle se tient debout
Mais pas pour toi
Ce lieu-là
tu lui en fermes la porte
et rien n'est plus doux
que la divinité
c'est un fait
Jamais
elle n'entre en force
Ce lieu
tu t'efforces
de le garder inviolé
car un jour il le fut
Mais
la divinité ne vient
qu'invitée
Oui
elle ne vient que si
tu lui dis
je vous en prie
entrez
je serais si heureux qu'ici
vous demeuriez
Et si tu ne veux pas
elle reste où elle est
loin de toi
elle ne te dérange pas
Tu n'es jamais son obligée
Mais quand elle est là
chez toi
elle n'a rien d'étranger
Tu la reconnais
où la divinité n'est pas
Ce lieu-là
peut être n'importe où
Ici ou là
Là où
pour d'autres
elle se tient debout
Mais pas pour toi
Ce lieu-là
tu lui en fermes la porte
et rien n'est plus doux
que la divinité
c'est un fait
Jamais
elle n'entre en force
Ce lieu
tu t'efforces
de le garder inviolé
car un jour il le fut
Mais
la divinité ne vient
qu'invitée
Oui
elle ne vient que si
tu lui dis
je vous en prie
entrez
je serais si heureux qu'ici
vous demeuriez
Et si tu ne veux pas
elle reste où elle est
loin de toi
elle ne te dérange pas
Tu n'es jamais son obligée
Mais quand elle est là
chez toi
elle n'a rien d'étranger
Tu la reconnais
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