dimanche 7 février 2021

Ce poème

Que ce poème
paraît vain
après ta mort
devant la grandeur
de ce lieu éternel
où tu te tiens

Puisse-t-il quand même
en cette heure
adoucir le sort
alléger le chagrin
de ceux qui t'aiment
par les mots -qui rappellent
que tu n'es pas loin.


A mon ami Christian,
qui est passé hier de l'autre côté du voile

mercredi 3 février 2021

mercredi 20 janvier 2021

Un rayon de lune

La chaleur de ta main sur la mienne.

Un rayon de lune qui réunit sous sa lumière les êtres seuls dans la nuit.

Quand il se pose sur nous,
avec tous je revis.



lundi 14 décembre 2020

Publications

Deux nouvelles publications poétiques en cette fin d'année:


-Dans le Florilège 2020 de la Société des Auteurs et poètes de la Francophonie
                       https://poetes-francophonie.com/ 
      
-Dans le no 37 de la revue Rose des Temps
 

Au loin, la liberté

 





jeudi 3 décembre 2020

Iris

 L’IRIS SAUVAGE

Au bout de ma douleur
il y avait une porte.
Écoute-moi bien : ce que tu appelles la mort,
je m’en souviens.
En haut, des bruits, le bruissement des branches de pin.
Puis plus rien. Le soleil pâle
vacilla sur la surface sèche.
C’est une chose terrible que de survivre
comme conscience
enterrée dans la terre sombre.
Puis ce fut terminé : ce que tu crains, être
une âme et incapable
de parler prenant brutalement fin, la terre raide
pliant un peu. Et ce que je crus être
des oiseaux sautillant dans les petits arbustes.
Toi qui ne te souviens pas
du passage depuis l’autre monde
je te dis que je pouvais de nouveau parler : tout ce qui
revient de l’oubli revient
pour trouver une voix :

 

du centre de ma vie surgit
une grande fontaine, ombres
bleu foncé sur eau marine azurée.

                                 Louise Glück, Prix Nobel de Littérature 2020

mercredi 11 novembre 2020

Anesthésie (2)

Dans le silence qui soudain s'élève
des brumes où je me suis endormie

puis-je encore reconnaître la voix
du souvenir qui revient

habiter ce pays de neige
si blanc, si froid, si lointain

que la solitude obligée me contraint
à contempler encore, encore et sans fin

tout autour de moi