jeudi 5 décembre 2024

Une vie

Le soleil du temps
Eclaire ma vie entière
Qui sous sa lumière
Ne dure qu'un instant

jeudi 8 février 2024

Les âmes mortes

Le soleil du passé
obscurcit leur avenir
d'un désir étranglé
qui ne peut advenir

Le soleil de leur désir
ainsi peu à peu s'éteint
quand la mort ne cesse de leur dire
qu'à part elle il n'y a plus rien

Et quand la vie vient se réduire
à un corps qu'il faut soigner
au nom même de ce désir
son soleil est enterré

samedi 4 novembre 2023

Trauma

Jeté sur le sol
du non sens qui transpire
le tapis des mots
non ne peut pas le dire
ce qui brisa ton désir
d'aller très haut

Car quand tu as connu
le pire
tu sais
qu'il peut être vrai
à nu
sans un bémol

vendredi 25 août 2023

Résurrection

Les cheveux de mon désir
Lentement se sont effilochés
A force de voir gémir
Ceux que la douleur emportait

J'aimais leur voix
J'aimais leur sourire
Qui peu à peu se sont abîmés
Savoir pourquoi
Ne prévient pas du pire
Comment vivre quand on sait
Qu'un jour tout peut se casser

Qu'on l'ait connue dans son corps
Ou dans son cœur et bien c'est pareil
C'est la vivre en soi cette mort
Qui éteint les vivants au soleil 

J'attends
J'attends la renaissance
De cette mystérieuse étincelle
Sans plus y croire
Pourtant

Parler
De foi dans la vie éternelle
Dans la résurrection n'a de sens
Que lorsque sans le prévoir
On renaît



jeudi 19 janvier 2023

Les yeux de ton âme

Dans le champ de ton regard
le soleil s'est éteint

Et les yeux de la mémoire
écarquillés ne voient plus rien

Eblouis par la noirceur
de l'éclair qui l'a transpercé

Quand les coups t'ont appris la douleur
là où le mots auraient dû la nommer

Et les pupilles de ton âme
n'en voient plus clairement que la nuit

Mais c'est ici que renaît la flamme
de cette lumière qui seule la guérit

mercredi 4 janvier 2023

Nouvelle parution

 Nouvelle parution dans la revue 
Rose des Temps no 44 sur le thème, De la musique avant toute chose.

Association Parole & Poésie

mardi 1 novembre 2022

Comme l'arc tendu

Au pays de la terreur
les souvenirs ont gelé
et les mots face à l'horreur
impuissants se sont défilés

Le bruissement de la douceur
aux frissons glacés se confond
et la caresse du bonheur
à la froideur des tréfonds

L'amour qui chaudement enveloppait
le mouvement habité de la vie
dans la douleur brutalement s'est défait
emmêlé d'une colère infinie

Et la tristesse si tendrement humaine
qui lave le sang des âmes blessées
dans la violence ici souveraine
soudainement s'est pétrifiée

Et la menace qui au présent sidère
dans la mort qu'elle vient annoncer
brouille l'élan d'un désir qui se perd
dans le vide qu'il ne peut dessiner

Et le temps arrêté s'exaspère
dans un passé où l'avenir se noie
et le sourire du lendemain se terre
dans un ailleurs où le rêve se broie

Et la prière qui jaillit en plein cœur
de l'espoir sans cesses anéanti
ne sait à qui adresser sa ferveur
hommes et dieux ont déserté son lit

De la paix il n'est plus rien que l'ombre
dans le refuge de l'oubli
et du repos un sommeil qui sombre
dans les brumes que la peur a noirci

Le couperet meurtrier de l'absence
a banni la mémoire du soleil
qui appelle au matin la naissance
de ce regard qui s'émerveille

Ce regard soyeux qui se pose
sur un autre à nul autre pareil
ce regard qui fait fleurir la rose
promise à l'instant de l'éveil

Et quand l'esprit brisé s'enfonce
dans l'indicible de sa nuit
à la place de sa claire réponse
il n'est plus rien qu'un corps ébahi

Un corps qui se tend
qui se tord
un corps qui se rend
à la mort

Et que la vie en lui défend
comme l'arc tendu rappelle
qu'elle n'est jamais rendue au néant
qu'en lui aussi les mots sont éternels